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Le Congruence du Musicien

Fondateur de l’école d’hypnose l’ARCHE à Paris, Kevin Finel nous interpelle : "pourquoi chercher autant à avoir confiance en soi au lieu d’avoir plutôt confiance en l’autre ?" L'hypnotiseur aime à proposer des changements de perspectives.


Marcel Proust disait : "le plus grand voyage, c'est de changer de regard." Et Albert Einstein enseignait comment en posant chaque fois la question du même endroit, la problématique - et donc la solution - ne pouvaient logiquement en être différentes.


En hypnose on apprend à écouter. Sœur Emmanuelle disait qu’"aimer, c’est apprendre à écouter". J’aime à dire l’inverse : écouter, c’est apprendre à aimer. Et c’est peut-être là que commence l’attitude du thérapeute chez le musicien. Mettre son public en état d’écoute, donc d’écoute de soi. Jodorowksi a su oser cette rencontre entre thérapie et art, entre acte artistique et acte de guérison, comme si l’un ne pouvait aller sans l’autre : "Il fallait que je trouve un art qui guérisse. J’ai été un barbare psychologique car je ne pensais qu’à l’art et je croyais que l’art, c’était me réaliser moi-même... À quoi ça sert l’art ? À être célèbre, applaudi, riche ? Il fallait que je trouve un art qui guérit, un art qui guérit les limites."


Alors, si le musicien – comme le thérapeute - a ce pouvoir de mettre l’autre à l’écoute, comment pourrait-il, lui, ne pas l’être de lui-même ? Si l’on parle de congruence et d’alignement chez un accompagnant, coach, thérapeute, sophrologue, hypnologue, ostéopathe, etc… Comment se fait-il qu’on ne s’en soucie pas plus chez un musicien ou tout artiste qui relie le réel avec sa partie la plus à fleur de peau ?


À l’heure actuelle on risque malheureusement de passer à côté de grands talents en supposant que le musicien sait forcément gérer toutes ces problématiques, du trac au mal de vivre. Et ce ne sera pas forcément les plus doués en musique qui offriront leur talent sur scène mais les plus doués en gestion physique du trac ou de la concentration par exemple. Pourtant, le talent musical est une chose tout à fait unique. Celui de faire face avec déplus en plus de naturel et de confort à une pression peut, lui, s’apprendre et se développer.

J’aime à transposer l’idée de Kevin Finel à la scène et à imaginer le musicien ayant plus confiance encore en son public qu’en lui-même… Qu'en serait-il alors ?

Article entier à lire dans La Lettre du Musicien (parution septembre 2019)



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