top of page

L’HYPNOSE, C’EST LE YOGA DE L’ESPRIT

10 oct.
6 min de lecture

Si l’hypnose est au cœur de ma méthode, ce n’est pas que je l’utilise à 100% durant les séances d’accompagnement. Mais c’est que l’hypnose reste le fondement même de ce qui se passe, quoiqu’il se passe : un imaginaire en marche.


Nous nous hypnotisons tous tout au long de nos journées !


Notre subconscient prend le relais pour 95% environ de nos pensées. Cela nous permet de ne pas réfléchir à certains apprentissages tels que marcher, parler, écrire, lire, etc… Mais cela fonctionne aussi pour certains apprentissages que nous ne remarquons même plus et qui, pourtant, ne nous servent plus à rien. Pire ! Ils nous empêchent d’avancer dans une certaine direction. Ces apprentissages sont variés. Réfléchissez aux premières choses que vous faites le matin en vous réveillant, les premières pensées qui reviennent et vous semblent familières… Parfois un simple soupir, l'idée de "faut y aller", "encore une journée de travail", "je suis en retard", etc. C’est à cet instant que l’on s’apprête, déjà, à répéter sa journée d’hier plutôt que d’inventer ce « maintenant ».


À quoi ressemblerait votre vie si, au lieu de vous rappeler votre passé, vous vous rappeliez votre futur ? Non pas le futur déterminé par un certain passé, mais un vrai futur.


Nouveau.

Inconnu.


Celui des 5% créatifs de notre cerveau – maintenant.


Cet espace est celui que je choie le plus ! Il est aussi celui d'une majorité (sinon tous) des artistes que j'accompagne. Car tous nous sommes animés par ce sentiment de renouvellement perpétuel, d'inventivité, de grandeur. De transcendance ! Plus encore que l'objet recherché, c'est la sensation d'une terre neuve, inconnue, qui exalte. Et rend vivant.


Qu'il s'agisse de mes séances de coaching, de mes concerts ou de mes textes, j'aime sentir me dépasser. J'aime l'illimité. Non pas en terme de résultat mais de cheminement.


En ce sens, l'IA ennuie plus vite qu'elle n'est arrivée dans nos vies ! Et c'est tant mieux. Elle rend certainement service mais ne nous dit pas qui nous sommes. Je pourrais moi-même écrire tant de textes avec quelques clics et m'assurer de vos lectures acquiescentes, happées par quelques "punchlines".


Mais qui cela ferait-il de moi ?


Une suiveuse sans doute... un monde sans utopie.

Au lieu de cela, je chéris ce qui me rend vivante.


Créez !

Créez du neuf !

Créez ce que même vous ne saviez pas encore vouloir dire...

Créez votre chemin car il est plus extraordinaire encore que sa destination.


Nous avons tous le potentiel en nous. Mais avons-nous cheminé jusqu'à lui ?


Pour cela il faut accepter de se rencontrer. Et cela n'a rien à voir avec des réussites ou des échecs. Cela a à voir avec une singularité. La vôtre. Elle est ce plus petit dénominateur qu'est "vous" et que personne d'autre ne peut incarner. Elle est cette pépite qui se révèle autant dans la boue que dans la lumière.


Ceux que j'accompagne éprouvent souvent un blocage lorsque le résultat est devenu plus important que le processus. C'est cela l'écueil. Et nous pourrions plus aisément laisser l'IA s'occuper des résultats pour retrouver le chemin de nos recherches... 


Jouer avec son esprit est le plus drôle des jeux que je connaisse. S’interroger sur ce que je vois et ce que je m’en raconte… Tel un corps a priori figé, je peux, après quelques jours de yoga ou d’étirements, m’amuser à élargir mes angles, mon articulation, ma place.


Alors, le monde se transforme !

Et moi avec.



Dans toutes les mythologies, l’on évolue en lâchant l’ancien pour s’ouvrir au renouveau. Comme les saisons nous l’apprennent constamment, l’automne nous invite à laisser partir doucement l’été pour accueillir ce que l’on ne connaît pas encore. De nouvelles températures, des nouvelles lumières, un ciel au rythme différent. Pour ma part j’ouvre depuis aujourd'hui la saison des feux de cheminée ! Celle de ralentir un peu, de chercher cette chaleur en moi et autour de moi. Plus d'introspection, donc d'intuition. Mais aussi ce no man's land qui crée de l'incertitude tout en nous permettant d'évoluer.


Plus l'on est à l'aise avec l'incertitude, plus l'on est capable d'évoluer. 

Le musicien le sait : la performance se joue entre certitude et incertitude.


S'il n'y a que de la certitude, ce n'est que du déjà vu. S'il n'y a que de l'incertitude, ce n'est que du stress. Entre les deux existe cette zone que vous seul connaissez en vous-même. Comme un plongeur en apnée, il faut s'habituer à passer des paliers pour se familiariser avec cette "zone". Si l’on n’acceptait jamais de laisser partir l’été, ce serait pénible ! Il en est de même avec nos histoires, nos croyances, notre passé… S’ouvrir à son véritable potentiel, c’est lâcher aussi ce que j’entendais de ma mère ou de mon père ou de mon professur lorsqu'il réduisait mon sentiment de grandeur ou brimait mon élan extraverti. C’est accepter de faire le deuil d'un chapitre, d'un lien, d'une attente de ce qui n’arrivera jamais : un changement de passé, un changement de l'Autre. En réalité, cela n’a aucune importance !


Le fait historique est bien pauvre.

Ce qui existe vraiment, c'est l’interprétation que nous en faisons. 


L’interprétation est ce que nous vivons réellement.

Elle construit notre histoire.



"PAR COEUR"


Einstein le disait : il était incapable de retenir un numéro de téléphone mais n’avait aucun problème à mémoriser des théorèmes et autres équations éminemment complexes. Pourquoi ? Parce que, comme il le signifiait, il lui fallait ressentir une émotion pour retenir une information. Un numéro de téléphone était beaucoup trop dénué d’intérêt émotionnel pour créer en lui cette connexion neuronale nécessaire à la mémorisation. Avez-vous déjà remarqué combien vous reteniez d'avantage une oeuvre musicale que vous entendez avec beaucoup d'expression plutôt que machinalement ?


Il ne s’agit pas ici de dire que transformer son futur, c'est nier ou même « gérer » les émotions. Au contraire, il s'agit plutôt de les accueillir pour ne pas les porter inconsciemment toute une vie. Puis, d'avantage conscient de la partition et de ses infinies interprétations possibles, une distance peut s'installer dans l'émotion à laquelle le fait était associé. Un professeur de piano me parlait de « la distance philosophique » lorsqu’il s’agissait de jouer Bach. Car Bach, de son vivant, a vécu tant d’émotions, d’échecs, d’humiliations et de difficultés… pourtant il a bel et bien composé Que ma joie demeure.


Les comédiens de stand up le démontrent à merveille lorsqu'ils nous inspirent leur propre humour sur des passages de vie qui, sur le moment, ont pu être douloureux et aujourd'hui interprétés différemment...


Voilà ce qu'est le yoga de l’esprit.

C'est un art d'interprète et de créateur. 


Les Yogi ne font rien d’autre que cela : mettre en conscience, respirer. Alors le corps (et les idées) s’assouplissent. Non pas en forçant, non pas en voulant devenir plus souple. Au contraire, en écoutant, non plus l’autre mais soi. Son véritable « soi ». Pas celui que je voyais hier étriqué. Que je croyais devoir calquer sur quelqu'un d'autre. Non, celui d’aujourd’hui – et de demain. Celui que je suis et qui perpétuellement se révèle.


Il n’y a rien de plus puissant que la sensation d’être proche de soi.


Et lorsque l’on se sent étriqué, bloqué, petit… c’est que l’on s'en est juste un peu éloigné. Voilà une merveilleuse indication de se remettre en mouvement – quel que soit le mouvement. Celui de souffler. De conscientiser. De laisser circuler... 


C’est ce que vous faites avec votre propre instrument ou votre voix.

Alors pourquoi ne pas commencer à la racine de votre véritable pouvoir : l'esprit ?


Certains ont parfois l’impression de conduire une deux-chevaux, constamment cognés contre un mur. C’est qu'en réalité vous conduisez une Ferrari mais que vous n’en aviez pas conscience ! La qualité du frein, d’accélération et le changement de vitesses ou les virages, ne s’appréhendent pas pareil. Ils requièrent  votre sensibilité et votre confiance, différemment. 


Maintenant, imaginez : chaque jour vous vous familiarisez avec votre super véhicule au point d’envisager de plus en plus de voyages extraordinaires. 


Et vous réalisez : Ce n’est pas le résultat qui crée ce que vous devenez. 


C'EST CE QUE VOUS DEVENEZ QUI CRÉE LE RÉSULTAT.


Alors, quel chemin avez-vous envie d'emprunter ?

Qui avez-vous envie de devenir ?

Let's go !


Hélène Tysman

pour L'Hypnose du Musicien©



 
 

NEWSLETTER

Abonnez-vous pour rester informé

  • Suivez l'Hypnose du musicien sur Facebook
  • Instagram
  • Suivez l'Hypnose du musicien sur Youtube

SUIVEZ L'HYPNOSE DU MUSICIEN

Hypnose du Musicien

© 2025 tous droits réservés Hélène Tysman - Mentions légales & RGPD

bottom of page